Découvrez le salaire moyen au Vietnam : chiffres et tendances actuelles
Le salaire moyen au Vietnam en 2026 reflète une économie en pleine expansion avec des disparités régionales et sectorielles marquées. Cette évolution s’inscrit dans un panorama complexe où la rémunération, le coût de la vie, et le marché de l’emploi jouent un rôle central pour les locaux comme pour les expatriés. Comprendre ces dynamiques nous permet d’appréhender les perspectives économiques et sociales du pays.
- Le salaire mensuel moyen oscille généralement entre 7 et 12 millions de dôngs (270 à 450 euros).
- De fortes inégalités existent entre les grandes villes, le centre, et les zones rurales.
- Les secteurs technologiques, financiers et éducatifs en langues étrangères offrent les meilleures rémunérations.
- Les disparités entre expatriés et locaux restent sensibles, bien que tendant à se réduire dans certains domaines.
Explorons ces aspects en détail à travers une analyse rigoureuse des chiffres, des tendances salariales et du contexte économique vietnamien actuel.
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Table des matières
- 1 Analyse détaillée du salaire moyen au Vietnam et variabilités régionales
- 2 Les secteurs porteurs : où se concentrent les rémunérations les plus attractives ?
- 3 Les écarts de salaire entre expatriés et vietnamiens : une réalité économique persistante
- 4 Le salaire minimum au Vietnam : un socle variable selon les zones géographiques
- 5 L’impact du salaire moyen et du coût de la vie sur la qualité de vie au Vietnam
Analyse détaillée du salaire moyen au Vietnam et variabilités régionales
Le salaire moyen au Vietnam témoigne d’une croissance disponible pour une large part des actifs, mais les disparités régionales influencent largement ce chiffre. À Hanoï, capitale politique, la rémunération moyenne atteint environ 10 millions de VND (380 euros), tandis qu’à Ho Chi Minh-Ville, le cœur économique, elle s’élève à environ 12 millions de VND (450 euros). Ces deux métropoles concentrent environ 41 % des salaires versés au niveau national, illustrant leur dynamisme économique.
À Da Nang et dans le centre du pays, le salaire moyen est plus modéré, aux alentours de 7 millions de VND (270 euros). Dans les régions rurales et petites villes, le niveau de vie mesuré par les salaires oscille entre 4,5 millions et 5 millions de VND (160 à 180 euros), conséquence directe d’une économie davantage attachée à l’agriculture et à l’artisanat.
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| Zone géographique | Salaire moyen (VND) | Équivalent en euros | Principaux profils | Part salariale nationale |
|---|---|---|---|---|
| Ho Chi Minh-Ville | 12 000 000 | 450€ | Cadres, secteur tech, export | 23 % |
| Hanoï | 10 000 000 | 380€ | Fonction publique, finance | 18 % |
| Centre (Da Nang) | 7 000 000 | 270€ | Tourisme, digital | 9 % |
| Petites villes et rural | 4 500 000 | 160€ | Agriculture, artisanat | 50 % |
Ces chiffres confirment une économie vietnamienne fragmentée, où la majorité des revenus concentrés dans les grandes villes contraste avec un niveau de vie plus modeste dans les zones moins industrialisées. Cette disparité influence non seulement les modes de consommation mais aussi les stratégies d’embauche des entreprises nationales et internationales.
Les secteurs porteurs : où se concentrent les rémunérations les plus attractives ?
Les statistiques salariales reflètent les spécificités d’un marché du travail riche en contrastes. Les secteurs traditionnels tels que le textile, le bâtiment ou l’agriculture offrent des salaires mensuels compris entre 4 et 6 millions de VND (150 à 230 euros), avec peu d’opportunités d’augmentation significative. Cette tendance souligne la position résolument modeste de ces activités dans l’économie vietnamienne.
Par contraste, certains domaines comme la finance, l’informatique, la banque ou l’enseignement des langues étrangères affichent des rémunérations bien plus élevées. Un ingénieur ou un professionnel confirmé dans ces secteurs peut percevoir un revenu mensuel supérieur à 25 millions de dôngs (950 euros), avec souvent des avantages supplémentaires tels que primes ou aides à la relocalisation.
Le secteur touristique, pilier historique, propose des salaires plus variables. Les employés de base gagnent de 180 à 300 euros, alors que les pourboires dans les hôtels haut de gamme ou les régions côtières peuvent représenter jusqu’à 50 % du revenu total mensuel.
- Technologie et digital : profils très recherchés, salaires attractifs et fortes perspectives d’évolution.
- Tourisme et hôtellerie : forte mobilité et salaires saisonniers variables.
- Bâtiment spécialisé et ingénierie : mieux rémunérés dans le privé et à l’export.
- Enseignement linguistique : un secteur en progression continue, notamment pour les francophones et anglophones natifs.
- Finance et banque : salaires élevés mais réservés aux profils diplômés et multilingues.
Comparaison des salaires par secteur clé (en millions de VND)
| Secteur | Salaire moyen (VND) | Équivalent en euros |
|---|---|---|
| Textile, Agriculture, BTP | 4 – 6 millions | 150 – 230€ |
| Enseignement public | 6 – 9 millions | 230 – 340€ |
| Enseignement langues étrangères | 20 – 45 millions | 760 – 1 900€ |
| Finance, banque, IT | 20 – 25 millions et plus | 760 – 950€ et plus |
| Tourisme (entrée) | 4,5 – 7 millions | 160 – 270€ |
La polarisation des rémunérations est ainsi frappante : trois fois le salaire moyen dans certaines niches spécialisées, contre un revenu proche du seuil minimal dans d’autres secteurs plus traditionnels. Anticiper ces tendances s’avère essentiel pour bien s’intégrer au marché vietnamien.
Les écarts de salaire entre expatriés et vietnamiens : une réalité économique persistante
Sur le marché du travail vietnamien, la disparité des salaires entre expatriés et locaux reste une vérité manifeste. Un chef de projet IT étranger basé à Ho Chi Minh-Ville perçoit généralement un salaire compris entre 2 000 et 4 000 USD par mois, complété par des avantages tels que logement et billets d’avion. Son homologue vietnamien, avec un poste similaire, gagne en moyenne entre 800 et 1 500 USD, souvent sans bénéfices annexes.
Dans le domaine éducatif, cette différence est également visible. Un professeur de langue étrangère expatrié peut toucher jusqu’à 1 200-2 000 USD par mois, tandis que ses collègues vietnamiens se situent autour de 450 à 700 USD. Cet écart traduit à la fois la valorisation internationale et les coûts liés à l’expatriation.
| Profession | Salaire local (USD) | Salaire expatrié (USD) | Avantages inclus |
|---|---|---|---|
| Chef de projet IT | 1 000 – 1 500 | 2 500 – 4 000 | Logement, billets d’avion |
| Enseignant langue étrangère | 500 – 750 | 1 200 – 2 000 | Prime expatriation, assurance |
| Ingénieur industriel | 900 – 1 400 | 1 900 – 3 200 | Aide relocalisation |
Ce différentiel salarial influence directement le pouvoir d’achat, offrant aux expatriés un accès facilité à un cadre de vie plus confortable. Toutefois, la montée en compétence locale favorise peu à peu une réduction de ces écarts, notamment dans les secteurs technologiques.
Le salaire minimum au Vietnam : un socle variable selon les zones géographiques
Le salaire minimum légal, essentiel à la régulation sociale, varie selon quatre grandes zones définies par le gouvernement vietnamien. En zone I, qui inclut Hanoï et Ho Chi Minh-Ville, ce minimum est fixé à 4,68 millions VND (175 euros). Les zones II, III et IV, qui regroupent les villes satellites, métropoles régionales et zones rurales profondes, se situent entre 4,16 millions VND (155 euros) et 3,25 millions VND (120 euros).
Cette structure témoigne des différences considérables dans le coût de la vie et le développement économique local. Là où le tissu industriel est dense, le salaire minimum marque un plancher élevé. Ailleurs, le revenu légallement garanti reste très modeste, souvent insuffisant pour un confort élémentaire.
| Zone | Salaire minimum (VND/mois) | Équivalent euros | Typologie |
|---|---|---|---|
| I | 4 680 000 | 175 | Urbain / industriel |
| II | 4 160 000 | 155 | Villes satellites |
| III | 3 640 000 | 135 | Métropoles régionales |
| IV | 3 250 000 | 120 | Rural |
Ce salaire minimum, s’il sert de repère aux employeurs et aux travailleurs, doit être nuancé au regard de la réalité économique locale, où certains secteurs et zones restent largement sous ce seuil.
L’impact du salaire moyen et du coût de la vie sur la qualité de vie au Vietnam
Le défi pour un habitant ou un expatrié au Vietnam réside dans l’adaptation à un niveau de revenu qui s’inscrit dans un contexte économique particulier. Un salaire entre 300 et 450 euros peut paraître faible vu d’Europe, mais dans le cadre vietnamien, il assure une vie stable pour la majorité des habitants urbains, avec un budget accessible pour se loger, se nourrir et se déplacer.
Par exemple, un repas populaire coûte entre 1 et 2 euros, tandis que le loyer moyen d’un studio en centre-ville varie généralement entre 200 et 400 euros. C’est cette adéquation entre revenu et coût de la vie qui donne sens à la notion de pouvoir d’achat sur place. Pour les expatriés ou cadres, le mode de vie peut nécessiter un budget supérieur en raison de consommations importées, de soins privés et d’éducation internationale.
- Budget mensuel local sobre : 150 à 250 euros.
- Cadre local ou expatrié minimaliste : 700 à 1 200 euros.
- Expatrié familial ou consommateur élevé : 2 500 euros et plus.
En tenant compte de l’inflation récente estimée à 8% dans certains secteurs, la hausse nominale des salaires limite son impact réel. Les secteurs en forte croissance dans la tech ou la finance, eux, tirent la moyenne vers le haut par des offres de rémunérations compétitives, contribuant à une dynamique économique saine.

